"Aujourd'hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J'ai reçu un télégramme de l'asile : "Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués." Cela ne veut rien dire. C'était peut-être hier.
L'asile de vieillards est à Marengo, à quatre-vingts kilomètres d' Alger. Je prendrai l'autobus à deux heures et j'arriverai dans l'après-midi. Ainsi, je pourrai veiller et je rentrerai demain soir. J'ai demandé deux jours de congé à mon patron et il ne pouvait pas me les refuser avec une excuse pareille. Mais il n'avait pas l'air content. Je lui ai même dit : "Ce n'est pas de ma faute." Il n'a pas répondu. J'ai pensé alors que je n'aurais pas dû lui dire cela. En somme, je n'avais pas à m'excuser. C'était plutôt à lui de me présenter ses condoléances. Mais il le fera sans doute après-demain, quand il me verra en deuil. Pour le moment, c'est un peu comme si maman n'était pas morte. Après l'enterrement, au contraire, ce sera une affaire classée et tout aura revêtu une allure plus officielle."
L'étranger - Camus.
C'est fou ça, Camus est mort, bien avant que je sois né et pourtant je l'idolâtre un peu comme personne, c'est fou ces gens la, un peu comme Jacques Chirac, ou encore De Gaulle, qui sont pour moi des figures emblématique de la France
enfin c'est comme ça, je suis fan d'eux, à la vie à la mort tant que je respire encore.
Camus, j'aimerais écrire comme lui, penser comme lui, constuire mes phrases comme lui, et un peu comme lui en faite. je l'adule Camus, c'est tellement pitoyable de ma part de dire çà, mais c'est tellement vrais.

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